15 – Le piano jazz

Le jazz

Cette musique a aussi une histoire qui a été séparée en plusieurs branches pour créer des styles différents.
Les époques et les genres ont varié surtout sur les plans rythmiques et harmoniques.
Ceci a donné lieu également à des façons différentes de s’exprimer au niveau de la mélodie en utilisant des
gammes, des modes ou des enrichissements d’harmonies.

Toutes ces différences ont marqué des empreintes dans des styles particuliers représentés également par des grands compositeurs ou improvisateurs.
C’est donc un style de musique qui demande a une connaissance aussi sur la chronologie même, si l’on peut en parallèle utiliser des morceaux avec des harmonies les plus récentes.

Le jazz c’est aussi l’improvisation

En plus du fait que les standards de jazz peuvent être plaisants à jouer, le jazz apporte la culture de l’improvisation bien que dans le classique l’improvisation existait déjà, par exemple Bach était un grand improvisateur. Ensuite, c’est l’harmonie jazz qui va révolutionner la musique. Pourtant à la base, le jazz, c’est le rythme qui le démarque des autres musiques, mais progressivement, les musiciens vont enrichir ce style en ajoutant des couleurs musicales et tous ces apports techniques et harmoniques serviront plus tard à la musique variété et au rock qui se sert régulièrement dans cette musique très riche.

Pour comprendre le jazz, il faut savoir entendre le rythme, les harmonies et les mélodies styles jazz.

Souvent on part du principe, que partir du blues est une des meilleures façons d’aller au jazz en prenant les mêmes accords et en commençant à les enrichir.
Et je réponds oui à cela, dans la méthode COLIN, on respecte cette idée, et on commence par encore plus simple, on apprend des petits rocks ou des petits blues, ensuite on progresse jusqu’à la série 6 dans ces deux styles en enrichissant les mélodies et les harmonies.

À partir, de la série 6, nous commençons à mieux découvrir le blues et en parallèle nous nous habituons à entendre les sonorités jazz en jouant des mélodies et des harmonies de ce style. Au début, nous ne passons pas par trop de règles afin d’éviter le côté mathématique, mais en développant plutôt la créativité et l’oreille musicale. L’idée est donc d’apprendre le jazz avec un côté ludique.

La méthode COLIN a toujours choisi de développer le « naturel » avant le côté « théorique », en partant du principe, qu’ensuite quand on explique, tout devient plus clair. Il faut entendre et mémoriser des sons comme faisaient les premiers musiciens de jazz, car à force d’analyser les solos, on part dans l’habitude de travailler les gammes, les modes, les harmonies avant de développer le naturel.

Dites-vous bien, que la musique doit se respirer, je veux dire par là, qu’il faut la vivre, car si on cherche du départ à intellectualiser, on peut mettre des années pour apprendre à l’entendre, en tout cas c’est mon avis.

Plus on prend le temps de s’imprégner d’un style en passant par l’écoute et par des morceaux progressifs, plus on sait de quoi l’on parle ensuite, moins on est averti, plus il est difficile de comprendre la logique des gammes ou des accords. La méthode COLIN, propose une progression qui lui est propre également pour le style jazz en plaçant par ordre d’importance, le son et le rythme à la connaissance théorique. Seulement après, le programme se rééquilibre.

En résumé

Dans la série 4 :

On commence gentiment le « swing » en apprenant une ligne de basse à la main gauche et une mélodie à la main droite et un autre morceau avec une suite harmonique style jazz à la main gauche.

Dans la série 5 :

On revoit ces deux styles en apprenant également des basses alternées avec accord sur une ballade et sur deux ragtimes du niveau débutant.

Dans la série 6 :

Le blues et les premières sonorités jazz font leurs apparitions, avec également quelques phrases musicales à appliquer et ceci continuera dans les autres séries avec de plus en plus d’informations techniques.

Il faut savoir enfin qu’encore une fois le fait d’apprendre en amont, des automatismes, des techniques sur le déchiffrage de partitions et surtout un grand nombre de morceaux (pour les doigtés, l’oreille, les déplacements, le rythme, l’interprétation) permettent d’aborder les chapitres sur le jazz avec beaucoup plus de facilité et de progresser plus vite dans des bons niveaux.

Quand on a le sens de la mélodie, cela signifie obligatoirement que l’oreille musicale a déjà de bonnes bases, ensuite il faut s’apprendre à entendre les mélodies « styles jazz », entendre les notes rythmées, faibles et fortes, les phrasés jazz sans s’enfermer, mais les comprendre pour savoir créer de la mélodie « style jazz ». Ensuite, il faut comprendre et entendre les cadences harmoniques jazz (les suites d’accords), savoir modifier un accord en comprenant la logique, mais surtout parce que notre oreille musicale a compris l’idée du moment et surtout la communication entre la mélodie et l’harmonie. Quand on parle « d’oreille musicale », en fait c’est la mémoire des sons, et plus on a de l’expérience, plus nous reconnaissons grâce à notre mémoire de sons des notes et des harmonies. Enfin, plus on reconnaît, plus on sait faire des rapprochements entre mélodies et harmonies, et c’est ceci qui va nous aider dans nos improvisations ou nos accompagnements. Enfin, notre expérience dans les autres styles nous apprendra à faire des jolies notes et des nuances parce qu’il faut aussi penser sonorité dans le jazz et interprétation.

Rappelons enfin que toute la progression, et ceci dès le départ, est établie dans le but de servir pour le piano classique et pour le piano jazz.

La méthode COLIN privilégie la diversité musicale avant la spécialité parce que toute l’expérience musicale acquise en amont ne peut être qu’un enrichissement pour aborder vos styles préférés.